Avec les mains dans les poches, je t’observe silencieusement
La chaleur de ton visage se répand dans mon cœur meurtri
Me regarderas-tu si je crie ton nom dans cette rue maintenant ?
Me distinguerais-je si j’arrive à me faire une place dans ta vie ?
Le sentier battu que j’emprunte est rempli d’embûches
Je n’ai plus que seul désir pouvoir attraper un baisé volé sur cette bouche
La facilité ne fait pas parti de mon quotidien depuis que je te connais
Je n’arrive plus travailler, j’ai toujours cette image de ton corps tant parfait
Ce rêve devient une obsession intensifiée chaque fois que je te vois
Ton visage d’ange qui se fait tant remarquer par la gente féminine
Me regarderas-tu si j’arrives à te décrocher rien que pour toi la Lune ?
Me distinguerais-je si j’arrive à t’accrocher le regard qu’une seule fois ?
Ma mauvaise conscience m’a fait fasciné pour un Dieu vivant
Mon désir infini m’envole vers un ciel qui ne m’est pas destiné
Les larmes ne veulent couler devant ton air totalement indifférent
Elles pèsent lourdement en moi me laissant paralysée de cette réalité
Pas un regard, pas une parole, pas un geste, pas un signe de vie
Je n’ai plus que ma conscience pour contredire cet immense rêve
Je m’accroche désespérément à quelques espoirs morts depuis le début
La bataille avec mon cœur à peine commencé était déjà perdue…
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Faut-il trahir son idéal parce qu'on s'aperçoit qu'on ne peut pas en vivre ?
[Vilhelm Ekelund]