Tu peux écrire ta vie en un seul roman
Mais, aujourd’hui j’ai un grand désir
De te prouver autre chose de plus grand
Que tous les mots que je peux écrire
Je me suis assise à tes côtés là-bas
L’ambiance était calme, sans leurre
Ma tête appuyée sur ton ventre plat
J’écoutai la jolie mélodie de ton cœur
Nous jouions à piquer des baisers volés
Lorsque nous n’étions pas entre couchés
L’un contre l’autre, comme au paradis
J’étais bien avec toi-même ailleurs ou ici
Et ce soir-là, cette jolie mélodie s’est ralentie
Je me suis relevée, te regardai, tenta de garder
Mon sang froid, le silence régnant face aux cris
Mes yeux rougies t’admirant pour l’éternité
J’aurais tant aimé encore entendre ces fameux mots
Où le compagnon dit une dernière fois « Je t’aime »
Le froid s’installant dans ce lieu qui me paraissait beau
Je ne sais où, dans quels cieux, s’est envolé ton âme
Je remis une dernière fois en place ta mèche barrant ton front
Tu vois, les mots ne seront jamais assez forts pour te décrire
Ce que le nous ressentons dans ces moments perdus face à des monts
Où devait être le soir où le compagnon devait t’abandonner et partir …
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Faut-il trahir son idéal parce qu'on s'aperçoit qu'on ne peut pas en vivre ?
[Vilhelm Ekelund]